Qui suis-je...?

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Dimanche 6 août 2006

Très belle journée.
Rien de particulier, mais j'étais bien.

Je me suis levée après une nuit réparatrice de sommeil sans nuage. Je me suis fait un petit-dèj. J'étais bien.

J'ai pris le métro, j'ai flâné un peu dans les halles vu que j'étais en avance, j'ai suivi ma journée de thérapie, admirable. A la pause du midi j'ai même déniché les "Converse" de mes rêves, en soldes et à ma pointure. J'étais bien.

J'ai appelé A., un coup de fil plein de bonheur, de soleil, une voix que j'aime déjà, la perspective réjouissante de le retrouver 2 jours plus tôt que prévu... J'étais bien.

J'ai retrouvé mon ami R. que je n'avais pas vu depuis 1 an suite à une brouille stupide, nous étions plus complices que jamais. Nous avons mangé japonais (un délice), puis avons enchaîné sur une énoooooorme glace chez Haagen Dasz... Bien mangé, ventre plein, mais que du bonheur et pas de compulsion à l'horizon. J'étais bien.

Un petit tour sur le net avant de filer me reposer en vue d'une nouvelle belle journée. Je suis bien.

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
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Vendredi 4 août 2006

Me voici de retour de Clermont.

A est doux, câlin, attentionné, intelligent, cultivé, drôle... J'ai passé 4 jours merveilleux.

Enfin, merveilleux... De vieux démons sommeillent encore. Je me sens facilement rejetée, abandonnée. Je me sens grosse, laide, pas désirable.
J'ai le blues alors que tout va bien.

Je n'arrive pas à profiter pleinement du moment présent.

Demain a lieu mon deuxième week-end de thérapie avec Catherine Hervais. Je suis contente. Je suis fermement décidé à réussir à être heureuse.

Par Tbilissi - Publié dans : Mon combat
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Mardi 1 août 2006

AvantIl y a ceux qui partent vite, et ces irréductibles qui ne veulent pas nous quitter. Alors, au lieu de lutter, pourquoi ne pas faire la paix avec ces 3 kilos qui nous obsèdent?

Déjà fin juillet, et les 3 kilos que vous vouliez perdre à tout prix avant l'été sont toujours là, bien installés sur vos hanches et vos cuisses. Seriez-vous, vous aussi, victimes de ce que sociologues et médecins s'accordent à appeler le syndrôme des 3 kilos? Cette étrange maladie frappe une grande majorité de femmes dans nos sociétés occidentales, toutes obsédées par ces kilos qui les éloignent du poids de leurs rêves. Et si ces 3 kilos n'étaient en trop que dans leur tête? Evidemment, nous ne parlons pas ici des personnes ayant de vrais problèmes de surcharge pondérale. On s'adresse à vous, les "un peu rondes" : si vous renonciez définitivement à courir après la perte de ces quelques kilos? S'ils étaient votre passeport vers la "juste rondeur"?

La "juste rondeur", c'est la nouvelle version du poids idéal. Avant, c'était celui qui vous permettait de rentrer dans votre jean diesel de l'été 2001, taille 26, que vous aviez acheté juste après votre grippe intestinale.

Désormais, avec la "juste rondeur", le poids parfait sera le vôtre. Un objectif réalisable et qui premet de vous sentir bien dans votre tête. Il ne s'agit pas de vous laisser aller : dans "juste rondeur", il y a "juste" qui indique la limite à ne pas dépasser! Explications.

"Nous vivons dans un monde sédentaire où sévit une exigence de minceur incompatible avec nos modes de vie, explique de Dr Gérard Apfeldorfer, psychiatre et vice-président de l'association du Gros (Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids). Or, les femmes ont tendance à oublier qu'on ne choisit pas son poids : il est le fruit de règles génétiques auxquelles nul ne peut échapper." Le premier pas à faire pour atteindre la "juste rondeur" est donc d'accepter cette donnée et de comprendre qu'il existe une différence entre notre poids idéal (celui de nos rêves) et notre poids d'équilibre, celui qui est inscrit dans les données de base de notre corps. Autrement dit, même avec une volonté de fer, un super coach et un nutritionniste réputé, on ne peut pas toutes ressembler à Kate Moss! Notre poids et nos formes sont constitutifs de notre identité, au même titre que la couleur de nos yeux. Alors, arrêtons de nous comparer aux mannequins des magazines et adoptons enfin des normes qui soient les nôtres...

"Chez chaque femme, il existe un poids auquel elle est à son apogée, un moment où elle est parfaite, comme un fruit prêt à être cueilli, explique le nutritionniste Pierre Dukan, auteur des "Hommes préfèrent les rondes" (éd. Le Cherche Midi). J'appelle ce poids son "poids de beauté". Lorsqu'elle l'a atteint, son éclat et son aura sont à leur maximum." Car, forcément, quand on minit trop, notre corps, contrarié, nous le fait payer : le teint terni et la forme baisse. Le Dr Dukan alerte : "Je vois défiler, dans mon cabinet, des femmes qui veulent perdre à tout prix 5 kilos, alors qu'elles n'en ont pas besoin. leur projet prend le pas sur leur santé et leur séduction. Elles oublient que leurs fesses et leur poitrine sont les atouts préférés des hommes, qui sont instinctivement attirés par les femmes pulpeuses!"

Un argument de poids... mais qui ne suffit pas à convaincre les femmes de la beauté de leurs formes. "Je déteste mes fesses, je les trouve trop proéminentes, je hais cette masse de graisse qui sort de ma culotte, enrage Sylvie, 36 ans. Mon mari a beau me répéter que c'est la partie de mon corps qu'il préfère, je tuerais pour avoir les fesses de Gisèle Bündchen!" Le problème de Sylvie, c'est qu'"elle confond la beauté du corps et celle de la personne, précise Gérard Apfeldorfer. Le corps est un objet qu'on peut, certes, juger sur des critères objectifs mais la beauté d'une personne est un ensemble composé de la silhouette, mais aussi du sourire, de la gestuelle, de l'allure, du maintien. La beauté objective du corps n'est qu'un élément parmi d'autres. C'est pourquoi, les femmes qui se sentent jolies et sont contentes d'elles-même ont une attitude, un rayonnement, qui les rend belles, quel que soit leur poids". Carole, 25 ans, jolie liane de 1.78m, qui a longtemps flirté avec l'anorexie, confirme : "Un jour, j'ai compris que mes hanches et mes fesses rebondies étaient ma marque de fabrique, mon identité. Depuis deux ans, je me stabilise sans effort à un certain poids, en mangeant équilibré, mais je me lâche régulièrement sur le chocolat, mon péché mignon! Ma nature de gourmande peut enfin s'exprimer, et tout le monde est d'accord pour dire que je suis plus belle qu'avant;"

Ainsi, quand on accepte la personne que l'on est et qu'on le revendique haut et fort, cela rend tout de suite plus belle... et surtout plus zen! Car, quand on laisse son corps s'arrondir pour atteindre son poids d'équilibre, qu'on mange à sa faim en s'accordant parfois de petits plaisirs gourmands, on se sent tout de suite beaucoup mieux dans sa tête... Et c'est là le véritable avantage de "la juste rondeur" : on arrête de se prendre la tête. "Les femmes qui viennent me consulter oublient trop souvent une chose : leur projet d'être mince n'est pas rien! rapelle Pierre Dukan. Il coûte, il implique des privations."

Et le voilà, le hic : mincir, ce n'est pas facile. les restrictions alimentaires ne font pas bon ménage avec une vie sociale épanouie et, quand on est totalement obsédée par chaque calorie avalée, on devient vite insupportable pour son entourage. "Ma petite amie est totalement subjuguée par les top models et leur maigreur. Elle mesure 1,80 m et passe sa vie à répéter que, au-dessus de 60 kilos, elle appartient à la caste des grosses, témoigne Laurent, 25 ans. Alors, elle s'affame, surtout juste avant l'été. Losqu'elle tient jusqu'à 17 heures sans avaler quoi que ce soit, elle est super fière d'elle et, bien-sûr, elle fond! Mais elle est fatiguée, irrascible, lunatique... C'est un véritable cauchemar."

Et les conséquences néfastes des régimes à répétition sur notre psychisme ne s'arrêtent pas là. "Quand on oscille entre périodes de contrôle et périodes de perte de contrôle, cela fait beaucoup de déga^ts sur le plan de l'estime de soi et peut conduire, à terme, à la dépression, met en garde le Dr Apfeldorfer. Une surveillance alimentaire aiguë est très toxique : les femmes qui en sont victimes deviennent extrêmement rigides, on observe chez elles un dessèchement émotionnel qui affecte jusqu'à leurs enfants. Les filles de ces femmes sont statistiquement souvent victimes de troubles alimentaires et de problèmes de poids."

 Il faut dire que aujourd'hui, le simple fait de se nourrir est devenu une source de stress. Entre les médias qui proposent sans cesse de nouvelles méthodes pour maigrir, les médecins qui multiplient les mises en garde et les annonces publicitaires qui nous invitent à manger au moins cinq fruits ou légumes par jour, nous sommes mitraillés d'injonctions alimentaires à longueur de journée. "Les gens n'ont jamais été aussi perdus et aussi culpabilisés quand il mangent, confirme le Dr Apfeldorfer. Or, quand on s'alimente avec angoisse, on ne peut plus trouver le rassasiement et on ne s'arrête plus de manger!" La solution? Faire paix avec la nourriture. "Il faut être à l'écoute de soi et de ses sensations, ne pas s'affamer, ne pas se forcer, savoir s'arrêter lorsqu'on est repue, poursuit-il. Pour cela, il est fondamental de manger dans un environnement calme, en prenant son temps. Manger demande de l'attention!" Encore une fois, l'idée est de rester connectée à son corps, de ne pas le contrarier. Ensuite, pour l'alimentation, il y a bien-sûr quelques principes de base à respecter, histoire de ne pas dépasser les limites. Les conseils du nutritionniste : "Il suffit de favoriser, à chaque repas, les protides, qu'on trouve dans les viandes, le poisson, les oeufs et les laitages, au détriment des graisses (lipides) et des sucres (glucides), explique Pierre Dukan. Et, surtout, de se réconcilier avec les légumes. On ne peut pas être gros si on aime les légumes!" Il y a aussi quelques réflexes à avoir au quotidien : préférer l'ascenceur, se tenir debout plutôt qu'assise, le plus souvent possible... de bonnes habitudes qui devraient permettre à votre silhouette de "juste ronde" de rester ferme... juste ce qu'il faut. Vous voyez, ce n'est pas si sorcier.

LAUREN BASTIDE

Par Tbilissi - Publié dans : Articles
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Lundi 31 juillet 2006

Je pars pour Clermont-Ferrand :-)
Je retrouve A. dans 4 petites heures. Je suis toute excitée :-)

D'habitude avant un rendez-vous amoureux, je me "fais belle" et sors tout l'attirail de soin : gommage, masque, maquillage, lissage de cheveux...

Mais là je me suis cantonnée au strict minimum. Je suis épilée, crémée, habillée avec soin d'une tenue décontractée mais toute jolie, maquillée trèèèèèès légèrement pour un effet naturel.

En effet, A. m'aime au naturel.
A. n'aime pas que je mette trop de parfum sinon il ne peut pas me sentir véritablement.
A. n'aime pas que je me maquille trop sinon il ne me voit plus vraiment.

A. n'aime pas que je fuie son regard. Il veut que je le regarde dans les yeux. Il est fou de mes yeux et ne veut pas les quitter. Il veut me voir vraiment.

Et moi je me rend compte que je n'arrive pas à me laisser regarder vraiment.

J'essaye, de le regarder dans les yeux, mais dès que je sens qu'il me voit, qu'il me perçoit, je détourne le regard, gênée.

Je suis habituée à offrir une image polissée d'Isa, façonnée par des années de travail sur moi pour être toujours "mieux", toujours plus parfaite.

Mais ce qui fait ma spécificité, mon unicité, ce qu'A. veut voir, je le dérobe à tout le monde, même à moi.

Et je crois que je l'aime déjà très fort de vouloir voir ça de moi.
J'ai hâte de le retrouver, mon A.

 

 

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
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Dimanche 30 juillet 2006

J'ai vu B. cet après-midi.

Je ne l'avais pas vu depuis plus d'un mois, le 26 juin et un concert auquel j'étais allée l'écouter et d'où j'étais repartie frustrée au possible tant j'avais envie d'être avec lui.

Depuis  il s'est  passé beaucoup de choses, mais je dois avouer que j'étais bien contente de le retrouver. Notre complicité reste indéniable et j'ai passé un moment fabuleux. Cahotique et drôle, mais fabuleux!

Je voulais l'inviter à "la guinguette", une terrasse en bord de cher, très agréable, à 15 minutes à pieds de chez moi. Nous parlions sans arrêt, et oui, un mois sans se voir, on avait du temps à rattrapper! Nous marchions tranquillement, je lui fais découvrir le coin que j'aime le plus à Vierzon... Tranquille, tout tranquille...
Quand, au moment d'arriver à la fameuse guinguette, il se met à pleuvoir.

Et pas une petite averse, des trombes d'eau! En 30 secondes nous étions trempés! La guinguette étant en plein air, nous avons entrepris de rentrer chez moi. Un quart d'heure de fou rire, à courir sous la pluie! Vous auriez du voir mon B., le sax à la main, courir pieds nus (ses claquettes le faisaient glisser) sous la pluie!

Chez moi et une fois séchés, nous avons parlé de tout, d'A. beaucoup, je me sentais bien, comme avec un ami, un pote. Il ne m'attirait plus du tout, je ne le trouvais même plus très beau. J'étais contente que l'ambiguïté soit levée. J'avais mon chéri A., mon ami B., tout était clair.

 

Puis en fin de rencontre je ne sais pas ce qui s'est passé. Il était différent. J'ai retrouvé le B. qui m'avait plu, séduite.

Peut-être parcequ'il s'était approché et que je me suis perdue dans son regard... J'adore ses yeux. Toujours est-il que je me suis à nouveau sentie attirée.

Lui l'est toujours, c'est une évidence. Il m'a un peu parlé de sa copine, c'est la première fois. Je ne le sens pas épanoui du tout avec cette fille.

 

Je ne sais plus donc. Ca fait une semaine que je n'ai pas vu A., je suis bien contente de le voir demain, pour mettre un peu d'ordre dans ma p'tite tête.

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
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Dimanche 30 juillet 2006

Je m'ennuie, c'est terrible.

Je suis seule à Vierzon, des images des dernières semaines plein la tête et des projets à très court terme (je pars à Clermont... demain!), mais le moment présent reste terriblement difficile à supporter.

Je suis vide.

Vide que j'ai souvent ressenti et qui a souvent déclanché des crises bnv.

Je suis heureuse et motivée, donc je ne crise pas, mais je reste vide, creuse.

Je n'arrive pas à me trouver une richesse intérieure.

Seule face à moi-même dans mon petit 27m2 sans personne à inviter, je n'aime pas ce que je constate.

Vivement le retour des dérivatifs...

Par Tbilissi - Publié dans : Eléments de réponse?
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Samedi 29 juillet 2006

Quand j'étais petite, j'étais absolument fascinée par une pub pour un désodorisant d'intérieur à brancher sur une prise.

Le tableau était féerique : on branchait simplement l'appareil et il déclanchait une douce musique (je m'en souviens encore, c'était "le matin", extrait de Peer Gynt de Grieg), une légère brise faisant se lever les rideaux en voile, et le mur se parait d'images de fleurs, de champs à perte de vue.

Je trouvais ça magique, je ne comprenais pas pourquoi nous n'en avions pas, ni ma famille ni celles de mes amis, de cet objet époustouflant qui rendait la vie si belle.

Un jour ma mère, certainement lassée par les assauts répétés de la petite fille très têtue que j'étais, a accepté d'en acheter un.
Quelle fête!
Ma vie allait changer, j'étais surexcitée.

Imaginez donc ma déception en branchant l'appareil... Rien ne se produit.

"Quoi, ça sent bon...? Mouais... Si on fait attention... Mais la musique, maman? Le vent, les fleurs...? Pourquoi ils le montrent à la télé si c'est faux...?"

Je venais de faire connaissance avec la publicité.

Cette expérience est vraiment à l'image de tout mon rapport avec les pubs, car finalement 20 ans après je n'ai pas vraiment évolué. Je crois toujours qu'une pillule va me faire dégonfler, qu'une crème va me faire perdre 3 cm de tour de cuisse, et que si j'achète un produit, je serai aussi belle que la fille sur l'affiche.

Trop naïve, la Isa, on me le dit tout le temps. Mais si on arrêtait de raconter des salades aux gens, peut-être n'aurions nous plus à devenir méfiant. Artifficiellement méfiant, un état que je n'aime pas du tout.

Sans ces balivernes dont on nous abreuve à longueur de journée, peut-être aurais-je cherché en moi une certaine richesse, une certaine beauté, tout au moins ma spécificité au lieu d'arrêter de penser pour acheter, acheter et acheter.

Je suis en colère après moi, d'avoir été si bête, mais surtout furieuse après tous ces annonceurs de nous rendre malheureux.

Par Tbilissi - Publié dans : Eléments de réponse?
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