Qui suis-je...?

Publicité

Jeudi 6 juillet 2006

Ca y est je suis armée pour demain. Je suis allée faire des courses pour améliorer mon apparence, j'ai acheté des produits de beauté, des jolies chaussures et des boucles d'oreilles, mais le tout devrait faire un effet très naturel, j'aspire à faire la fille "belle sans effort".

En soi c'est bien de se faire belle, de prendre soin de son apparence, mais jusqu'où est-ce normal...? Ou commence la pathologie?

Pourquoi une telle inquiétude quant à l'image que je renvoie?

 

Si je veux être complètement honnête, et bien que j'exècre cette pensée, je dois avouer que l'une des principales raisons qui me font stresser, c'est mon petit cousin, N.
Du côté de ma mère mes cousins sont plus âgés que moi, le père de N., qui est mon cousin germain, a 46 ans, et N. en a 21. Il est très très charmant, on s'entend très bien, je crois que je lui plais physiquement et je pense que si on n'avait pas un lien de parenté on aimerait qu'il se passe des choses...

Je précise, pour qu'on ne me prenne pas pour une pédophile, que je suis restée très longtemps éloignée de cette partie de la famille, et que j'ai vu N. pour la 1ère fois il y a 3 ans, il avait 18 ans et était déjà un vrai jeune homme.

Donc voilà, le fond du problème c'est que j'ai peur qu'il ne me trouve plus à son goût, de ne plus être désirable.

 

Finalement j'ai l'impression que ma vie est une perpétuelle lutte entre une envie farouche de plaire, et une envie contradictoire mais tout aussi présente de me protéger des hommes, de leur désir, en détruissant mon capital physique.
Et quel boulot je dois faire après, pour rattraper les dégâts causés...

 

Enfin, pour demain ça devrait aller, j'ai acheté de quoi être présentable. Ou plutôt de quoi me sentir présentable. Je me rassure avec ces choses matérielles.

Par Tbilissi - Publié dans : Eléments de réponse?
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 5 juillet 2006

Je suis obsédée par le physique, par mon apparence... Je n'arrive pas à m'en défaire.

Je vais chez mes cousins près de Carcassonne vendredi. C'est un rituel, j'y vais tous les ans pour la fête du village, le 2ème week-end de juillet.

C'est toujours un véritable plaisir, ils ont un très bon esprit, très accueillant, et ils m'adorent.

Mais là, à J-2, je commence à stresser... J'ai beaucoup grossi, ils vont le remarquer. Je réfléchis à comment je vais m'habiller, comment je vais camoufler ma laideur...

Je suis vraiment stupide. depuis quand mesure-t-on la valeur d'une personne à son physique...? Et puis bon-sang, c'est ma famille! Si je ne suis pas à l'aise avec eux, avec qui vais-je l'être???

Vous vous souvenez de cette pub pour un yaourt, "ce qu'il fait à l'intérieur se voit à l'extérieur"? Il y a un peu de ça dans ma pensée... Je me dis que si je suis une belle personne à l'intérieur, je serai jolie, tandis que si je suis mauvaise je vais être moche.
Et je pense que c'est pour cela que j'ai peur que mes cousins me trouvent moche : j'ai peur qu'ils ne m'aiment pas.

Je m'angoisse pour rien, car je suis sûre que dès que je serai arrivée j'oublierai tous ces tracas, ils sont tellement adorables et chaleureux...

Mais en attendant, c'est à croire que j'aime me torturer l'esprit...

Par Tbilissi - Publié dans : Eléments de réponse?
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 4 juillet 2006

Je l'avais oubliée. J'avais oublié tout le positif qu'elle m'apporte.

Depuis quelques années je ne l'aimais plus. J'en faisais quand j'étais vraiment obligée, et sans plaisir, préférant me tourner vers le piccolo, pourtant beaucoup plus ingrat.

J'avais l'impression que je ne progresserais jamais plus, pire encore, que je regressais. Je ne me faisais plus plaisir en jouant de la flûte. Je détestais mon son, mon investissement en jouant, mon âme musicale. C'était devenu mon métier, rien de plus, alors qu'auparavant c'était ma passion depuis toujours, enfin, depuis mes débuts à 9 ans.

Mais depuis 6 jours je travaille plus concentrée que jamais, et je retrouve des sensations que je croyais disparues à jamais.
Jouer de la flûte me procure un plaisir immense, et
je me demande comment j'ai pu l'oublier aussi longtemps.
Je retrouve mon son, le son que j'aime, qui est si caractéristique de mon jeu, le son que je recherchais et que j'avais trouvé avant de sombrer à nouveau dans la boulimie. Et ce son, cette vibration, amènent un réel bien-être. C'est sensuel, c'est physique, c'est très dur à décrire, mais ça fait du bien.

Jouer de la flûte est une des choses qui m'apporte le plus de bonheur dans ma vie, et je ne suis pas prête de l'oublier à nouveau.

C'est tout simple, mais j'aime ma flûte. C'est une partie de moi que je viens de me réaproprier. Et je suis très heureuse de ce plaisir retrouvé.

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 3 juillet 2006

Je pensais que j'avais de la chance, que mes parents étaient compréhensifs par rapport à mes TCA.

Mais en fait, c'est que vu que je ne les vois jamais je ne peux pas me fâcher avec eux à ce sujet...

Ce midi ça a pété. On faisait mon budget vu que j'aimerais changer d'appartement, et quand il s'est agit de la case "alimentation", le clash. Mon père ne veut pas croire que tout mon argent passe dans mes crises. Il me soutient que je ne peux pas manger autant que je le prétends. Je me fâche, me défends, lui explique que ce n'est pas parceque je ne suis pas obèse que je suis heureuse, à la limite des pleurs tant je me sens incomprise, il n'insiste pas.

Mais le midi, devant mon repas léger (ben oui, j'ai fait une crise la veille, mais ça, je n'ai pas forcément envie de le lui dire), il me refait une remarque. Que je mange peu ; que j'ai peut-être un bon métabolisme qui explique ma prise de poids limitée, mais que ça doit surtout être parceque je suis "moins boulimique" que les autres.

OK, je suis moins boulimique, donc je suis moins malheureuse.

Je rêve...Je me sens niée, désavouée, j'ai eu beau essayer de tout lui explique en détail, il ne comprend pas. Il est persuadé que si j'avais un budget "alimentation", ça m'aiderait à ne plus faire de crises....

Il ne comprend pas que la boulimie n'est pas une question de volonté ou de raison, je suis tout ce qu'il y a de plus volontaire et raisonnable, et pourtant je traine ce fardeau depuis 11 ans.

Ce soir je n'avais pas faim. Il fait trop chaud, j'ai mangé un peu de roquefort lors d'une dégustation cet aprèm, je me suis contentée d'un repas léger... Pour une fois j'ai écouté mes sensations, j'étais contente. Et bien il m'a à nouveau dit que je ne mangeais pas assez, je crois rêver.

Pas la grande forme, ce soir.

Par Tbilissi - Publié dans : Mon combat
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 2 juillet 2006

Plusieurs reflexions ces jours-ci, une impression que le bonheur est impossible, du moins à long terme tant il est rare, et ephémère quand il se présente.

Invitée ce midi chez mon oncle et ma tante, j'ai regardé avec mon cousin tous les albums photos. C'était émouvant et drôle de se revoir petits, mais nous avons surtout été frappés par nos parents... Mon oncle et ma tante semblaient si heureux, si amoureux... Je sais bien que ce ne sont que des photos, qu'elles figent un instant donné, et en général le plus beau, celui où l'on sourit et fait comme si tout allait bien. Mais quand je vois le décalage entre l'image idyllique que renvoient ces photos et le couple que forment mon oncle et ma tante aujourd'hui, je sens un profond malaise. Aujourd'hui ils se supportent difficilement, restent ensemble pour leur maison, leurs enfants, par habitude, où je ne sais quoi, mais pas par amour, il me semble.

Et si c'est ça l'évolution logique de l'être humain, si l'on doit voir le bonheur se détruire au fil des années, à quoi bon le rechercher, ce bonheur...?

Et j'ai l'impression que je l'ai toujours su, que le poids des ans détruisait tout. Et qu'inconsciemment je ne chercher même pas à vivre, vu que c'est voué à l'échec. J'essaye juste de ne pas être trop malheureuse. Pas de bonheur intense, mais pas de cruelles désillusions non plus.

Triste constat.

Autre chose : j'ai beaucoup de mal à supporter mon père. Il ne fait rien de mal, le pauvre, mais il m'énerve! Sa manière de parler, de me coller, de s'occuper de moi comme si j'avais 14 ans, de siffloter les morceaux que je joue à la flûte... Et je m'en veux de réagir comme ça. Mais c'est viscéral.

Et surtout je me dis que je serais très malheureuse si un jour je devais agacer mes enfants ainsi. J'entrevois quelle mère je pourrais être : soucieuse de l'image qu'elle renvoit en permanence. Angoissée par l'idée de ne pas leur plaire, cherchant à faire la "mère coole" en me ridiculisant d'autant plus. Pas sereine, pas moi-même...

Exactement comme je suis dans la vie de tous les jours actuellement...

Cessera-t-il un jour, cet auto-contrôle permanent...?

Par Tbilissi - Publié dans : Eléments de réponse?
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 1 juillet 2006

Maman a fait de la confiture d'abricots. En m'en rendant compte je m'exclame "miam" d'une voix enfantine en me léchant les babines.
Mes parents rient tous les 2 avec affection.

Ce court moment m'a gênée. J'ai eu l'impression d'être encore une petite fille et de me complaire dans ce rôle.

J'ai eu également l'impression de ne pas du tout mériter l'affection qu'ils me portent. Mes parents sont très fiers de moi, mais juste parceque je suis leur fille, pas parceque je fais des choses exceptionnelles.

Comme tous les parents, me direz-vous, mais les miens n'ont jamais fauté, jamais manqué à l'appel, ils m'ont toujours entourée des attentions les plus sincères. Ils sont irréprochables.

Et aujourd'hui encore, lorsque je vais mal c'est vers eux que je me tourne. Mais en attendant je reste en enfance, dans ce monde où on vous aime d'un amour inconditionnel quoique vous fassiez.

Officiellement le cordon est coupé. J'habite loin d'eux et les appelle très rarement. Je suis indépendante. Mais au plus profond de moi je sais qu'ils seront toujours là pour moi, que je pourrai toujours compter sur eux, et je ne construis pas vraiment ma vie d'adulte.

Mais je ne sais pas comment faire autrement...

Par Tbilissi - Publié dans : Eléments de réponse?
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 30 juin 2006

Ca va un peu mieux, j'ai travaillé ma flûte sérieusement, bronzé un peu, pas fait de crise, et ma mère arrive ce soir, ce qui devrait alléger quelque peu l'atmosphère!

Pourtant j'ai définitivement connu des jours meilleurs. Je sens un mal-être diffus, mais si j'y réfléchis un peu j'ai des tas de raisons de me sentir mal.

Déjà je n'ai pas été convoquée pour un poste à Lyon sur lequel je comptais énormément, bien que j'aie toutes les qualifications requises. Je suis très déçue, ça m'aurait changé la vie, d'habiter Lyon, moi qui déperris à Vierzon...

B. qui ne me donne pas de nouvelles et qui me manque énormément.

F. que j'ai beaucoup vu ces jours derniers avec sa nouvelle copine, une petite jeune de 20 ans, belle, mince, talentueuse... Moi je me sens nulle à côté... Et l'angoisse de me dire qu'elle risque de venir au stage que j'encadre à Chaumont, du 12 au 24 juillet. J'y vais comme prof de flûte, F. comme prof de sax, et si elle est là, ça ne va pas être une partie de plaisir.

 

Pas beaucoup de pensées positives auxquelles me raccrocher, donc, et j'ai du mal à rester la tête hors de l'eau. Mais je suis bien determinée à essayer, un jour il m'arrivera de belles choses, je le sais, et ce jour là j'aurais la satisfaction de ne pas avoir démérité.

En attendant mon combat continue, au jour le jour, et aujourd'hui je m'en suis plutôt bien sortie.

Par Tbilissi - Publié dans : Mon combat
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus