Ca y est je suis armée pour demain. Je suis allée faire des courses pour améliorer mon apparence, j'ai acheté des produits de beauté, des jolies chaussures et des boucles d'oreilles, mais le tout devrait faire un effet très naturel, j'aspire à faire la fille "belle sans effort".
En soi c'est bien de se faire belle, de prendre soin de son apparence, mais jusqu'où est-ce normal...? Ou commence la pathologie?
Pourquoi une telle inquiétude quant à l'image que je renvoie?
Si je veux être complètement honnête, et bien que j'exècre cette pensée, je dois avouer que l'une des principales raisons qui me font stresser, c'est mon petit cousin, N.
Du côté de ma mère mes cousins sont plus âgés que moi, le père de N., qui est mon cousin germain, a 46 ans, et N. en a 21. Il est très très charmant, on s'entend très bien, je crois que je lui plais physiquement et je pense que si on n'avait pas un lien de parenté on aimerait qu'il se passe des choses...
Je précise, pour qu'on ne me prenne pas pour une pédophile, que je suis restée très longtemps éloignée de cette partie de la famille, et que j'ai vu N. pour la 1ère fois il y a 3 ans, il avait 18 ans et était déjà un vrai jeune homme.
Donc voilà, le fond du problème c'est que j'ai peur qu'il ne me trouve plus à son goût, de ne plus être désirable.
Finalement j'ai l'impression que ma vie est une perpétuelle lutte entre une envie farouche de plaire, et une envie contradictoire mais tout aussi présente de me protéger des hommes, de leur désir, en détruissant mon capital physique.
Et quel boulot je dois faire après, pour rattraper les dégâts causés...
Enfin, pour demain ça devrait aller, j'ai acheté de quoi être présentable. Ou plutôt de quoi me sentir présentable. Je me rassure avec ces choses matérielles.
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Je pensais que j'avais de la chance, que mes parents étaient compréhensifs par rapport à mes TCA.
Invitée ce midi chez mon oncle et ma tante, j'ai regardé avec mon cousin tous les albums photos. C'était émouvant et drôle de se revoir petits, mais nous avons surtout été frappés par nos parents... Mon oncle et ma tante semblaient si heureux, si amoureux... Je sais bien que ce ne sont que des photos, qu'elles figent un instant donné, et en général le plus beau, celui où l'on sourit et fait comme si tout allait bien. Mais quand je vois le décalage entre l'image idyllique que renvoient ces photos et le couple que forment mon oncle et ma tante aujourd'hui, je sens un profond malaise. Aujourd'hui ils se supportent difficilement, restent ensemble pour leur maison, leurs enfants, par habitude, où je ne sais quoi, mais pas par amour, il me semble.
il m'énerve! Sa manière de parler, de me coller, de s'occuper de moi comme si j'avais 14 ans, de siffloter les morceaux que je joue à la flûte... Et je m'en veux de réagir comme ça. Mais c'est viscéral.
Maman a fait de la confiture d'abricots. En m'en rendant compte je m'exclame "miam" d'une voix enfantine en me léchant les babines.