Qui suis-je...?

Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 10:01

Comment ne pas craquer... J'ai du partir tôt hier matin, couvrant A. de baisers alors qu'il était encore couché, ayant toutes les peines du monde à me décoller de son corps, de sa peau.
J'ai encore passé un fabuleux week-end, on nous commençons sérieusement à souffrir, lui comme moi, du fait de ne pas habiter ensemble.

Hier soir en rentrant j'ai eu la bonne surprise de trouver mon appartement rangé et nettoyé nickel... Quel délicate attention... J'étais touchée...

Mais surtout, là, sous mes draps, ce petit mot : "Dors bien, j'aimerais te serrer très fort dans mes bras. J'ai passé un merveilleux week-end et j'ai hâte de revenir dans ce petit nid d'amour. Mille baisers. Ton petit chéri qui t'adore (gaga...)".

Si j'avais encore quelques doutes, quelques resistances, tout s'est effondré. Mon coeur s'est adouci d'un seul coup, je fonds, je suis complètement dingue de cet homme.

Et ça fait du bien :-)

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /Oct /2006 12:11

Gabrielle Roy.

 

J'ai sombré ces jours-ci. C'a été vraiment dur... Malade, enchainant les crises bnv, grossissant à vue d'oeil, me sentant seule même si j'étais entourée, aucune énergie, aucune envie de rien... Inutile de préciser que le moral était  au plus bas, ainsi que mon estime de moi.

Et A. qui débarque demain, je me demande comment il peut aimer la grosse larve immonde que je suis..

Grosse larve immonde, tiens... Chez Catherine Hervais, ce week-end, une des participantes a fait un tour en disant ça. "Je suis une grosse larve immonde". Puis "Je suis une grosse larve immonde, mais j'ai le droit de vivre".
C'était proprement bouleversant. Pour elle bien-sûr, elle était effondrée, des gros sanglots qui font mal... Mais pour nous aussi. Je me suis tellement sentie concernée... J'ai senti un gros poids s'affaisser sur ma poitrine, douloureux. Il ne m'a pas quittée de la soirée, malgré la présence bienveillante de L., ma meilleure amie, qui ne m'a pas lâchée. Mais c'était dur.

Je pense que je me considère profondément comme cette grosse larve immonde.
Officiellement non, bien-sûr, je suis une fille raisonnable, je sais que je ne suis pas grosse. Je ne suis pas immonde non plus, tout le monde me le dit. Ce sont donc des données que mon intelligence comprend.
Mais mon émotionnel n'en est pas là. Je fais certainement de la psycholgie de bas-étage, je tombe peut-être dans la facilité, mais je n'arrive pas à m'aimer au plus profond de moi.
J'essaye.
Je me force.
Je me raisonne.

Mais rien n'y fait. Et je pense que tant que je ne m'aimerais pas, que je ne m'accepterais pas comme je suis, je souffrirai. Car ce ne sont pas les autres qui ne m'acceptent pas comme je suis, c'est moi. Et c'est douloureux de voir tout le chamin qui me reste à parcourir.

Waouh, j'ai méchament dévié de ce dont je voulais parler au début, mais si j'ai écrit ce pavé c'est vraissemblablement qu'il fallait que ça sorte!!!

Ce dont je voulais parler, donc, c'est que je regrette de m'être autant laissée aller, d'avoir si vite baisser les bras, d'avoir dramatisé.
Car la vie est pleine de surprise, et on ne sait jamais ce qui va nous arriver. En négatif, parfois, mais aussi en positif, quelque fois... Et ça fait du bien!

Ce soir je vais donc voir le spectacle d'un trombonniste que j'ai rencontré au stage de cet été. Un garçon adorable, drôle, d'une gentillesse à toute épreuve, et merveilleux musicien. Et il vient jouer dans ma région!

Je suis donc ravie. Peut-être pas ressourcée, relancée, mais je retrouve un peu d'énergie, la preuve, j'écris dans mon blog.

Belle soirée en perpective, donc, suivi d'un week-end avec mon homme... Voilà, j'ai le sourire :-)

Par Tbilissi - Publié dans : Mon combat
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /Oct /2006 23:27

Je suis complètement folle.

Je sais que la crise ne va pas m'apporter de plaisir. Je sais que je vais regretter après, que je vais avoir mal au ventre, me sentir grosse, avoir mauvaise mine, peiner à dormir. Je le sais.

Mais la pulsion est plus forte. J'engouffre la totalité du contenu de mon placard alors que je suis fauchée. Alors que je sais que sans crise, je peux être jolie.

Je me sabote en toute connaissance de cause.

Je suis folle. Et triste, par la même occasion.

Par Tbilissi - Publié dans : Mon combat
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 22:13

Goethe

Pas trop le moral ce soir. Ben oui, 12 jours sans crise, je commençais à aller bien, à retrouver de l'allure, m'affiner, à me sentir bien, à me trouver presque jolie... Il a fallu que je gâche tout, et que je fasse une crise.

Enfin, j'essaye de relativiser... Je me cherche encore, dans ma petite ville, dans mon petit appart, dans ma petite vie. Je reste intimement persuadée que mes difficultés d'aujourd'hui me préparent un bel avenir.
Car pendant que je me débats, je réfléchis, je me renseigne, je médite, je fais des essais, je tire des enseignements, et je ne peux pas croire que je stagne ainsi indéfiniment.

Le quotidien reste difficile. Je tente de ne pas laisser les pensées négatives s'installer, mais je suis effarée de constater à quel point c'est une lutte de tous les instants, à quel point la déprime peut profiter d'un petit coup de mou pour refaire surface.

Ce soir je ne suis pas fière de moi. Ce soir je me suis réconfortée avec la nourriture, car je ne sais pas très bien, encore, faire autrement.

Mais demain je vais essayer à nouveau d'être heureuse. Je dois être bonne élève, car non seulement j'y arrive de mieux en mieux, mais en plus j'y arrive parfois seule. Cela peut vous paraitre anodin, mais pour moi c'est énorme!

Bref, j'ai perdu une bataille, mais pas la guerre!

P.S. : pour répondre à galateia, je ne suis pas du tout géorgienne, mais mon frère a vécu à tbilissi, et j'ai adoré ce nom de ville, voilà, c'est tout bête ;-)

Par Tbilissi - Publié dans : Mon combat
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 21:17

En relisant certains articles, je me rends compte que je parle peu des raisons pour lesquelles je suis si bien avec A.
Je me contente d'un laconique "j'ai passé un super week-end".

C'est difficile d'en parler. Nous sommes bien ensemble, c'est une évidence. Ce n'est pas ce dont nous avions rêvé ni l'un ni l'autre... Lui ne cherchait pas forcément une relation si sérieuse, moi je cherchais un homme avec qui construire une relation durable, éventuellement fonder un foyer.

Mais lui et moi c'est une évidence. J'ai souvent du mal à faire abstraction de notre différence d'âge et de mode de vie, mais il m'en faudrait plus pour me passer de lui.

Je l'adore car il est attentionné, très câlin, drôle et sérieux à la fois. Il est vraiment fiable, on a beau avoir 8 ans d'écart et ne pas vivre dans la même ville, j'ai vraiment confiance en lui. Je sais que ça signifie quelque chose, pour lui, d'être avec moi.

On est sur la même longueur d'onde, on a des discussions interessantes, mais en même temps on rigole beaucoup, il a vraiment la légèreté de ses 20 ans, une certaine maturité en plus.

Et puis, je me damnerais pour être dans ses bras. Nous avons une complicité tactile assez incroyable.

Bref, pas d'ombre au tableau. Est-ce parceque c'est le début? Que tout est forcément rose au début d'une histoire? Peut-être, mais j'avoue que de tels débuts, j'en ai connu bien peu! On verra ce que l'avenir nous réserve, pour l'instant nous sommes heureux... Ca se voit, non?

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 /09 /Sep /2006 23:30

Jean-Louis Servan-Schreiber, édito du "psychologies magazine" du mois d'octobre

Manger n'est peut-être pas le plaisir le plus intense de notre vie, mais c'est bien le plus fréquent. On ne fait pas l'amour trois fois par jour de sa naissance à sa mort. Et quand le coup de rein se fait rare, il reste toujours le coup de fourchette. En se réveillant le matin, nos ancêtres pas si lointains savaient que leur priorité était de se nourrir eux et les leurs. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de trouver des victuailes, mais d'y échapper. Elles nous guettent à tous les coins de rues, ou à chaque rencontre. Après le "je pense donc je suis" de Descartes, la pensée philosophique de l'époque devient le "on est foutus, on mange trop" de Souchon.

Et à notre culpabilité de manger trop s'ajoute maintenant celle de manger mal. On finit par se demander si porter une cuillère à sa bouche ne relève pas d'une conduite à risque. Le doute plane : qu'est-ce qui est bénéfique ou nocif, sain ou toxique, bien ou mal? De nécessité alimentaire, manger est devenu un problème moral. On juge l'autre à son comportement à table -"il s'est resservi de la mousse au chocolat..."- ou à son tour de taille. Les gros trouvent difficilement un job.

Pour ma part, j'ai choisi depuis des années de me simplifier la vie en ne mangeant que deux fois par jour. Jamais au déjeuner. J'observe depuis des réactions fortes, entre la suspicion (il n'est pas normal) et l'admiration (c'est héroïque!). L'idée que je me sente simplement mieux comme ça est difficile à faire passer.

Et si c'était une forme d'épicurisme? Chacun de nous peut en effet constater que les 3 ou 4 premières bouchées d'un mets réussi sont délicieuses. Au-delà l'intensité des saveurs s'atténue souvent. Epicure professait que l'excès d'un plaisir pouvait mener à la souffrance. Manger juste nous garde en bonne santé et pourrait me^me faire de nous des philosophes.

Par Tbilissi - Publié dans : Articles
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 22:48

Quand je ne fais pas de crises je dors bien mieux.
J'arrive mieux à travailler.
Je suis de meilleure humeur.

Quand je ne fais pas de crises je maigris tout de suite (51 kilos ce matin).
Je me sens mieux dans ma peau.
J'ai certes des petits moments de blues, d'envie de craquer, mais je me rends compte qu'en me concentrant, ils passent assez vite.

Quand je ne fais pas de crises je me sens plus jolie.
Et visiblement je ne suis pas la seule, je me suis faite draguer par un très bel homme ce matin.

Mais rassurez-vous, A. arrive demain et j'ai plus hâte que jamais d'être dans ses bras :-)

Par Tbilissi - Publié dans : Une vie normale
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