Isa.... schizo?
Je ne me comprends pas.
Quand je fais une crise de boulimie, je suis capable d'avaler de telles quantités de nourriture! J'ingurgite en moins d'une heure ce qui pourrait constituer la "dose" de plusieurs jours.
Ce qui explique mon surpoids actuel. Vu que je ne me fais pas vomir j'ai d'ailleurs de la chance de ne pas grossir plus, car avec de tels excès beaucoup de gens seraient devenus obèses.
Voilà donc pour mon état de perte de contrôle.
Par contre quand je vais "officiellement bien", que je suis décidée à guérir, j'ai du mal à manger normalement.
Je m'explique : ce midi j'ai mangé 2 carottes crues, 2 oeufs à la coque avec un peu de pain aux céréales, un yaourt et un kiwi. Si j'y réfléchis objectivement, ce n'est pas trop. C'est même un repas plutôt léger (en tout cas pour moi).
Mais visiblement ce n'est pas l'avis de mon estomac. Lui a l'impression d'être trop plein. Le me renvoie presque les mêmes sensations qu'après une crise. Lui se serait contenté des carottes et du yaourt. Lui a gonflé pour me donner l'impression d'être enceinte de 4 mois... enfin, j'en sais rien, je ne sais pas comment le ventre grossit pendant une grossesse! Ce que je sais c'est que le mien est trop gros en ce moment.
Comme si je ne pouvais jamais être à l'aise avec la nourriture. Quoique je mange, ça n'ira jamais.
Autre chose, qui n'a rien à voir, mais qui commence à m'inquiéter. J'ai des angoisses la nuit. De plus en
plus souvent, en ce moment c'est... toutes les nuits. Une fois par nuit, je rêve que je suis en danger physique :
Cette nuit, j'ai rêvé qu'une lame géante aiguisée menaçait de me tomber dessus d'une minute à l'autre. Je me suis retrouvée, en pleurs, à essayer de me placer à un endroit où j'éviterai cette lame. Il m'a fallu un long moment avant de réaliser qu'il n'y avait pas de lame, que j'étais en sécurité. Et un moment encore plus long pour que mon coeur ralentisse : il battait à tout rompre.
La nuit d'avant je me suis réveillée en sursaut pensant avoir quelqu'un qui était entré par effraction chez moi, s'était glissé sous mes draps à mes côtés et attendait mon réveil pour me planter un couteau.
Et toutes ces nuits où j'ai rêvé que ma mezzanine s'effondrait, où je me retrouvais à dévaler mon échelle à toute vitesse pour ne pas tomber avec.
Cette nuit, il y a déjà longtemps, chez L., où j'ai rêvé que sa mezzanine me tombait dessus, et où j'ai crié.
Cette autre nuit, où je suis allée réveiller ma maman, pensant sincérement être poursuivie par une bête féroce, avant de réaliser que, non, je ne risquais rien.
Ca fait des mois que ça dure. J'ai beau en parler à ma psy, je n'arrive pas à trouver d'explication. Mais pas étonnant que je sois si fatiguée, après ça.