De pire en pire...
Une nouvelle crise aujourd'hui. Même pas cherché à résister tant j'ai l'impresion que je suis fichue, je mourrais seule, grosse et pathétique.
Début de soirée, fin de mes cours, je me rue au supermarché (après avoir dévalisé 2 boulangeries). Le pire c'est que je me fais accoster dans la rue. Je fulmine, j'ai envie de crier tout mon mal-être à cet homme. Envie de lui hurler que je suis moche, qu'il faut qu'il me laisse aller m'empiffrer tranquille. Et son regard qui me déshabille, je ne supporte pas.
Je pose mes paquets de gâteaux sur le tapis de caisse. Dans la queue, devant
moi, un homme d'une petite quarantaine d'années, assez bel homme, mais visiblement dévasté par l'alcool si j'en juge par son teint couperosé et son nez rouge. Sur le tapis devant lui, une bouteille de blanc de 2 litres, en plastique, vous savez, les moins chères... Il sourit à la caissière, rigole avec elle, range sa monnaie et s'éloigne, sa bouteille sous le bras.
Moi au masculin, en fait.
P***** de vie.